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CSNU : Mars - Avril 2025

I/ DÉCLARATION À LA PRESSE FAITE PAR LE CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR LA SITUATION EN SYRIE, LE 17 DÉCEMBRE 2024


Le 17 décembre 2024, les membres du Conseil de sécurité ont tout d’abord demandé la mise en place d’un « processus politique inclusif dirigé et contrôlé par les Syriens », fondé sur les principes fondamentaux de l’ONU. Ce processus doit entre autres protéger les Syriens et leur permettre « de décider pacifiquement, indépendamment et démocratiquement de leur propre avenir ». De ce fait, le Conseil de sécurité s’est permis de rappeler l’importance de la souveraineté, de l’indépendance, de l’unité et de l'intégrité territoriale de la Syrie. Il a également souligné le principe de non-ingérence, que la Syrie et ses voisins doivent respecter pour ne pas mettre en péril la sécurité. 

Par ailleurs, le Conseil de sécurité a évoqué l’importance de la lutte contre le terrorisme en Syrie tout particulièrement en rappelant qu’il était question d’empêcher l’EIL (dit Daesh) et d’autres groupes terroristes, de se renforcer et, surtout, de trouver refuge sur le territoire syrien. 

En outre, les membres de l’organe exécutif onusien ont demandé le respect des droits humains y compris le droit international humanitaire et cela en toutes circonstances notamment en facilitant l’accès à l’aide humanitaire. C’est dans ce contexte que les membres ont d’ailleurs exprimé leur soutien et leur solidarité aux victimes, familles, personnes disparues et au peuple syrien dans son ensemble. 

Enfin, le Conseil de sécurité a réitéré son soutien à la FNUOD, la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement, tout en appelant les parties à s’abstenir de toute activité pouvant porter atteinte à la « sûreté et la sécurité des soldats de la paix et de leurs infrastructures ».



II/ RÉSOLUTION 2765 (2024) ADOPTÉE PAR LE CONSEIL DE SÉCURITÉ, LE 20 DÉCEMBRE 2024 : LA SITUATION EN RDC


Cette résolution s’inscrit dans le cadre du retrait progressif de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO). Elle vise à assurer une transition sécurisée tout en renforçant les capacités du gouvernement congolais à garantir la protection des civils

Premièrement, ce retrait progressif concernera le Nord-Kivu et l’Ituri : il doit être conditionné à l’évolution de la situation sécuritaire et s’accompagner du renforcement des institutions congolaises

Pour autant, le Conseil de sécurité exprime son inquiétude face à la persistance de la violence dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), les attaques du M23 et d’autres groupes armés. À cet égard, le Conseil condamne tout soutien extérieur à ces groupes armés et appelle à leur démobilisation

Les membres du Conseil se montrent favorables à un renforcement de l’autorité de l’État congolais pour prévenir ces violences, y compris les violences sexuelles graves et celles fondées sur le genre, liées au conflit. De même, le Conseil de sécurité salue les mesures prises par le Gouvernement congolais en vue de l’instauration d’une justice transitionnelle. De plus, il prend acte de la coopération opérée avec la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples et prend note de la saisine de la Cour pénale internationale notamment pour la poursuite des auteurs de violations du droit international humanitaire ou de violations des droits humains.

Par ailleurs, les membres du Conseil de sécurité soutiennent et soulignent les initiatives de paix régionales, et des engagements pour une meilleure coopération entre les forces congolaises entreprises notamment les processus de Luanda et de Nairobi. Enfin, l’organe décisionnel onusien décide de proroger jusqu’au 20 décembre 2025, le mandat de la MONUSCO en République démocratique du Congo, tout en réduisant son effectif.



III/ DÉCLARATION À LA PRESSE FAITE PAR LE CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR L’AFGHANISTAN, LE 27 DÉCEMBRE 2024


Dans cette déclaration, le Conseil de sécurité des Nations Unies exprime ses préoccupations et réaffirme son engagement envers l’Afghanistan. Tout d’abord, il réitère, notamment. son soutien pour la MANUA, la Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan. 

Toutefois, le Conseil de sécurité condamne fortement les restrictions imposées par les Talibans aux droits des femmes et des filles, notamment dans l’interdiction de l’éducation et l’exclusion de celles-ci dans la vie publique. De ce fait, il réaffirme la Résolution 2681 (2023) qui insiste particulièrement sur la nécessité d’une participation pleine et égale des femmes dans le développement du pays. Il invite donc les Talibans à revenir sur ces restrictions pour renforcer la confiance de la communauté internationale

Par ailleurs, il exprime également ses préoccupations face à l’aggravation de la crise humanitaire et au manque de financement de celle-ci. C’est dans cette mesure qu'il affirme la nécessité de restaurer le système bancaire et financier et de permettre l’utilisation des actifs de la Banque centrale au profit de la population

En outre, s’agissant de la menace terroriste et de la lutte contre le narcotrafic : l’organe exécutif des Nations Unies souligne la nécessité d’empêcher l’Afghanistan de devenir un sanctuaire pour les groupes terroristes. Il qualifie d’ailleurs le terrorisme, de « l’une des menaces les plus graves contre la paix et la sécurité ». De la même manière, il condamne le trafic de drogue qui permet de financer des groupes terroristes et appelle à promouvoir des alternatives économiques.

Enfin, le Conseil de sécurité rappelle l’importance centrale de l’ONU dans la stabilisation du pays. Il insiste sur l’importance d’un dialogue et d’une concertation, notamment via le programme d’action de Doha. Puis, il évoque la nécessité d’élaborer un plan politique pour aboutir à un Afghanistan pacifique, réintégré dans la communauté internationale et respectueux de ses obligations.



IV/ RÉSOLUTION 2769 (2025) ADOPTÉE PAR LE CONSEIL DE SÉCURITÉ, LE 16 JANVIER 2025: LA SITUATION EN LIBYE


Cette résolution prolonge l’embargo sur les armes, le gel des avoirs et les sanctions visant la Libye. De ce fait, le Conseil de sécurité vient réaffirmer son soutien à la réunification des forces de sécurité libyenne et au cessez-le-feu, datant du 23 octobre 2020. Néanmoins, il appelle au maintien des restrictions sur les armes et les avoirs afin d’empêcher l’exploitation illégale des ressources pétrolières. De la même manière, il condamne les tentatives d’exportation de pétrole, qui constituent un commerce illégal et demande un renforcement des contrôles sur les flux pétroliers, en coopération avec la National Oil Corporation. 

S’agissant de la lutte contre le terrorisme, l’organe exécutif onusien demande une coopération accrue des États en leur demandant de s’abstenir de toute ingérence ou de tout soutien au groupes armés. Enfin, le Conseil de sécurité proroge le mandat du Groupe d’experts de l’ONU jusqu’en mai 2026 pour surveiller l’application des sanctions et signaler les violations.

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