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AGNU : Janvier - Février 2025

I/ APPEL À UN CESSEZ-LE-FEU "IMMÉDIAT ET INCONDITIONNEL" À GAZA


L'Assemblée générale a adopté une résolution par 158 voix pour, neuf contre et treize abstentions, le 11 décembre 2024, appelant à un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel à Gaza, et exige également la libération immédiate de tous les otages,  en réponse à la situation humanitaire préoccupante dans la région.

La résolution dénonce aussi les restrictions à l'aide humanitaire et demande au secrétaire général de l'ONU, António Guterres, de présenter des propositions pour garantir le respect du principe de responsabilité.

Israël et les États-Unis ont critiqué cette résolution, la qualifiant de "complicité" avec le Hamas. Parallèlement, l'Assemblée a adopté une seconde résolution appelant Israël à permettre la poursuite des opérations de l'UNRWA dans les territoires palestiniens, malgré les accusations israéliennes de complicité de l'agence dans les attaques du 7 octobre. Cette situation met en lumière l'incapacité du Conseil de sécurité à agir face à la crise, ce qui a poussé l'Assemblée générale à prendre l'initiative.



II/ PROCLAMATION DE LA DEUXIÈME DÉCENNIE INTERNATIONALE DES PERSONNES D’ASCENDANCE AFRICAINE


Le 17 décembre 2024, l'Assemblée générale des Nations Unies a proclamé la deuxième Décennie internationale des personnes d'ascendance africaine, une initiative visant à renforcer la reconnaissance, la justice et le développement des personnes d'ascendance africaine à l’échelle mondiale. Cette proclamation marque le début d'une décennie d'actions concertées, qui s'étendra de 2025 à 2034, avec pour thème principal "Personnes d’ascendance africaine : considération, justice et développement"

L'objectif est de renforcer la reconnaissance, la justice et le développement des personnes d'ascendance africaine dans le monde, tout en luttant contre la discrimination raciale et en promouvant l’égalité des droits. La Décennie met l'accent sur la justice réparatrice, la reconnaissance de l'histoire et la lutte contre les inégalités systémiques. Plusieurs pays et organisations ont salué cette initiative, bien que certains, comme Israël, aient émis des réserves sur certaines références, notamment au Programme d’action de Durban.



III/DEMANDE D'AVIS À LA COUR INTERNATIONALE DE JUSTICE SUR LES OBLIGATIONS D'ISRAËL


Le 19 decembre 2019, l’Assemblée générale a adopté une résolution demandant à la CIJ de fournir un avis consultatif sur les obligations d'Israël concernant la présence et les activités des Nations Unies, d'autres organisations internationales et d'États tiers dans le Territoire palestinien occupé.

La résolution vise à clarifier la position juridique internationale concernant l'implication d'Israël dans ces zones, notamment en ce qui concerne les obligations découlant du droit international, y compris les Conventions de Genève, et quelles sont les responsabilités des États tiers et des organisations internationales qui interagissent dans la région.

L'avis de la CIJ, bien qu'il n'ait pas de caractère contraignant, pourrait influencer fortement les débats internationaux sur la situation en Palestine. En fonction de la réponse de la Cour, les Nations Unies, les États membres et d'autres acteurs internationaux pourraient être amenés à adapter leurs politiques et actions en fonction des orientations juridiques émises, et pour la réévaluation de l'implication des organisations internationales dans la région, en particulier en ce qui concerne les efforts pour garantir le respect du droit international humanitaire.



IV/LA CONVENTION CONTRE LA CYBERCRIMINALITÉ: UN MONDE NUMÉRIQUE ET PHYSIQUE PLUS SÛR


Après cinq ans de négociations, les 193 États membres des Nations Unies ont adopté, le 24 décembre 2024, par consensus, la Convention contre la cybercriminalité, la première du genre. Cette initiative répond à l’augmentation des menaces posées par la cybercriminalité dans un monde où plus de 67 % de la population mondiale est connectée à Internet. La convention vise à renforcer la sécurité numérique et physique en apportant des réponses coordonnées et efficaces aux cyberattaques, logiciels malveillants et autres délits en ligne.

Elle facilite également l’échange de preuves électroniques, cruciales pour les enquêtes transnationales, tout en établissant un réseau opérationnel 24/7 pour soutenir les enquêtes, l'entraide judiciaire et l'extradition. Pour la première fois, un traité mondial traite spécifiquement des violences sexuelles en ligne contre les enfants, en criminalisant ces actes et en offrant des outils supplémentaires pour protéger les victimes. Le texte encourage également les États à fournir aux victimes des services d'aide, d'indemnisation et de suppression de contenus illicites, en conformité avec leurs législations nationales. En outre, la convention met un fort accent sur la prévention proactive, incitant les pays à développer des stratégies globales incluant des formations, des programmes de réhabilitation et des initiatives pour gérer les menaces et réduire les risques. 

En somme, ce traité marque une avancée majeure dans la lutte contre la cybercriminalité, en renforçant la sécurité numérique tout en promouvant la justice et la coopération internationale.

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